L’eau potable est une ressource naturelle précieuse. Il faut en préserver la qualité. En tant que propriétaire de bâtiment, vous devez vous assurer que vos installations ne risquent pas de contaminer l’eau potable de votre réseau.
Une installation inadéquate dans votre bâtiment peut causer la contamination de votre puits ou du réseau d’eau potable de votre municipalité, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la santé. Rappelons que boire de l’eau contaminée peut entraîner des maux de ventre, de la diarrhée, des boutons cutanés et même la mort. S’il est prouvé que la contamination du réseau d’eau potable provient de votre bâtiment, vous pourriez être poursuivi au criminel ou avoir à défrayer le coût de nettoyage du réseau d’eau potable de votre municipalité.
Mais rassurez-vous : rien de tout cela ne se produira si vous vous conformez à vos obligations en la matière. La prévention est votre meilleure alliée.
Attention à la contamination! (PDF, 609 Ko)
La vérification et l’entretien des dispositifs antirefoulement doivent être exécutés par un vérificateur agréé. Marcel Racine & Fils est vérificateur agréé de dispositifs antirefoulement.
Comment peut se produire une contamination
Lorsque l’eau potable est en contact avec une source potentiellement polluante, on appelle ce phénomène un raccordement croisé. Il y a deux types de raccordements croisés, soit par siphonnement à rebours et par contre-pression.
- Le siphonnement à rebours se produit lorsqu’il y a un refoulement causé par la perte de pression dans le réseau. Dans l’exemple ci-dessous (dessin no 1), le bris de conduit de l’aqueduc provoque une perte de pression dans le réseau. L’absence de protection de la cuve entraîne la dispersion de ses contaminants dans le réseau d’eau et, en conséquence, la personne à la fontaine boit de l’eau contaminée.
- La contre-pression peut se produire lorsqu’un dispositif ou un équipement fonctionne avec une pression supérieure à celle du réseau d’eau potable. Dans l’exemple ci-dessous, le bris de conduit de l’aqueduc provoque une perte de pression dans le réseau. L’eau contenant des produits chimiques du circuit du système de chauffage se retrouve à une pression supérieure à celle du réseau d’eau potable et peut donc contaminer ce dernier.
Il faut prévoir une protection efficace contre ces raccordements croisés de manière à prévenir toute contamination de l’eau potable.

Comment prévenir une contamination
La meilleure protection possible est la coupure antiretour. Il s’agit d’un espace d’air entre le robinet et le niveau de débordement d’un appareil; dans un lavabo, par exemple, c’est l’espace d’air entre la robinetterie et le niveau de débordement de cet appareil. Cet espace est suffisant pour que l’eau sale ou contaminée qui déborderait du lavabo ne puisse pas contaminer l’eau potable du robinet (dessin no 2).

Par contre, le fait de raccorder un tuyau d’arrosage à un robinet enlève la coupure antiretour (dessin no 3).

Un raccordement croisé devient alors possible et, par siphonnement à rebours, un poison peut contaminer le réseau d’eau potable. Un dispositif antirefoulement doit donc être ajouté au robinet comme protection. Notons que l’installation d’un clapet de retenue simple ne constitue pas une protection efficace : seuls les dispositifs antirefoulement approuvés selon la norme CSA/B64.10 assurent une telle protection.
La Régie du bâtiment du Québec vous rappelle qu’en tant que propriétaire de bâtiment, vous avez l’obligation de protéger le réseau d’eau potable contre les raccordements croisés et ce, avec des dispositifs antirefoulement adéquats.
Vous devez également faire vérifier ces dispositifs lors de l’installation puis annuellement et conserver un registre contenant les preuves des vérifications effectuées.
